Français English
Jean-Claude Boisset

SANTENAY PREMIER CRU "La Maladière" 2016

pour connaître les détails d’un millésime, cliquez sur l’année de votre choix
2013   2014   2016  

Cépage

100 % Pinot Noir

Origine

Immédiatement au sud de Chassagne-Montrachet cette appellation est la dernière de Côte d’Or lorsque l’on s’engage vers le sud …

Le village de Santenay se répartit sur 400 ha dont 123 ha en Premier Cru répartis sur 3 zones distinctes. Les veines de sols bruns, mêlées de calcaire se manifestent de nouveau au sud de Chassagne-Montrachet en direction de Santenay, tout comme à Gevrey-Chambertin en Côte de Nuits. "La Maladière", situé au-dessus du village prend forme en regardant l’est, assis sur des calcaires fissurés recouverts d’une fine couche de marne. En ancien français « La Maladière » » signifie « établissement d’assistance aux malades ». Ces établissements recevaient des donations. Ce nom de climat à Santenay fait référence à l’une d’elle qui appartenait à la Maladière de Chagny, à quelques kilomètres.

Sélection parcellaire

Ce vin est issu d’une vigne présentant des caractéristiques bien précises : rendements contrôlés avec un ébourgeonnage sévère, vendange en vert si nécessaire, travail du sol, pas d’apports d’engrais, protection de la vigne respectueuse de l’environnement et de la faune auxiliaire. La particularité du vignoble de Santenay est que la taille Cordon de Royat est installée sur la quasi-totalité du vignoble alors que le Guyot est encore maître en Bourgogne. Ce mode de conduite permet de réduire les rendements et d’aérer la végétation.  

Les raisins sont d’abord récoltés à maturité optimum, triés une première fois à la vigne et récoltés en petites caisses percées, puis une deuxième fois triés en cuverie sur une table où s’affairent dix personnes.

Vinification et élevage

Date de vendange : 30 septembre 2016, vendange manuelle en caissettes percées de 20 kg. 1er tri à la vigne, second sur table de tri à la réception de la vendange. En cuverie : les raisins sont égrappés à 100 % mais non foulés (donc entiers) et mis en cuve par gravité. Macération totale de 22 jours dont 1 semaine à froid (12°C) : fermentation en levures indigènes uniquement (aucun adjuvant oenologique ajouté comme des enzymes ou tannins). Pigeages peu fréquents (8 maximum)
En cave : Elevage en fûts, 50% fûts neufs, bois d’origine française, chauffe longue a basse température pour un boisé très délicat. Mise en bouteille : par gravité en février 2018, vin non collé, très légère filtration.

Notes de dégustation

Visuel: rubis brillant
Nez: arômes de fraise fraîche, notes de pivoine et quelques épices
Palais: Elégant et généreux, saveurs de cerises, tanins souples

Potentiel de garde

de 6 à 10 ans.

Millésime : 2016

2016, un millésime miraculeux !
Au vu d'un démarrage compliqué, les vins de Bourgogne affichent une qualité inespérée, à la hauteur de toutes les attentes. Après un hiver parmi les plus chauds jamais observés depuis 1900, les vignerons ont subi au Printemps des aléas climatiques qui ont amputé sévèrement la récolte. En effet, le mois d'avril a été marqué par un épisode de gel historique avec une ampleur géographique inédite. La grêle a également fortement impacté le vignoble en mai dans le Mâconnais et le nord de la Bourgogne. La tendance s'inverse brusquement au moment de célébrer le passage à l'été : soleil et chaleur sont au rendez-vous et les vignes rattrapent leur retard. Quelques pluies permettront au cycle végétatif de se poursuivre dans de bonnes conditions et aux parcelles d'être récoltées au moment idéal. 2016 livre donc de belles surprises et offre des vins au très bon potentiel qualitatif. Les vins blancs aux arômes de fruits blancs sont croquants, généreux, avec une belle matière, et seront à boire de préférence dans leur jeunesse, tandis que les vins rouges sont puissants, tendres, concentrés et constituent un beau millésime de garde !