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Jean-Claude Boisset

LADOIX PREMIER CRU "Hautes Mourottes" 2012

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Cépage

100% Pinot Noir

Origine

Crée en 1970, seulement 94 ha de vignes à Ladoix avec les ¾ en rouge. L’appellation possède 11 climats classés en Premiers Crus, l’orientation du vignoble est au soleil levant voire sud/sud-est et son altitude varie entre 230 et 325 m. La partie haute du coteau qui nous intéresse est composée de sols caillouteux, rougeâtres, calcaires et assez marneux pourvus de débris de calcaire à silex. "Les Hautes Mourottes" se situe à quelques mètres seulement des célèbres Corton-Renardes. En vieux patois "mourottes" signifie murs, ce qui traduit la présence passé de petites murailles.

Sélection parcellaire

Vigne âgée de 50 ans, rendement très faible : 30 hl /ha.

Vinification et élevage

Date de vendange: 28 septembre 2012, vendange manuelle en caissettes percées de 20 kg. 1er tri à la vigne, second sur table de tri à la réception de la vendange.
En cuverie: les raisins sont égrappés à 100 % mais non foulés (donc entiers) et mis en cuve par gravité. Macération totale 22 jours dont 1 semaine a froid (12°C): fermentation en levures indigènes uniquement (aucun adjuvant oenologique ajouté comme des enzymes ou tannins). Pigeages peu fréquents (8 maximum)
En cave: 20 mois sur lies sans soutirage, 45 % fûts neufs, bois d’origine française, chauffe longue a basse température pour un boisé très délicat.
Mise en bouteille: par gravité en mai 2014, vin non collé, très légère filtration.

Notes de dégustation

Robe: assez intense aux reflets rubis.
Nez: notes de fruits noirs, cassis, myrtille et belles épices.
Bouche: attaque très élégante, vin qui a beaucoup de classe, finale puissante et racée !

Accords mets et vins

Veau en sauce, volailles en sauce, lapin, Camenberts et Bries.

Potentiel de garde

8 ans et plus

Service

16°C

Millésime : 2012

« Du jamais vu ! Voilà ce que les professionnels bourguignons disent de la météo de l’année. Face aux caprices du temps, Il a fallut redoubler d’efforts pour obtenir le meilleur de leurs vignes. Seule ombre au tableau, les quantités récoltées sont en baisse par rapport à la moyenne, autour de 20 %. Hiver doux, mars printanier, fraîcheur et gel au printemps, mai estival, juin rafraîchi et pluvieux, été instable, canicule, grêle, orages, le programme météo a été chargé et n’a pas épargné les vignes. Le froid et l’humidité du printemps ont engendré coulure (non transformation de certaines fleurs en fruit), millerandage (fécondation incomplète de la fleur qui donne de petites baies) et une forte pression du mildiou et de l’oïdium. Les brèves mais fortes chaleurs de l’été ont provoqué échaudage et grillure des baies. Ces phénomènes, survenus avant la période de maturation, ont entraîné une baisse significative de récolte, sans impacter la qualité des raisins. Au contraire, des grappes aérées aux petites baies garantissent concentration et intensité. Rare, le millésime 2012 n’en sera que plus précieux ! Côté blanc, les vins expressifs dévoilent des notes de fruits frais et d’agrumes. Francs, ils offrent d’ores et déjà de très beaux équilibres en bouche. Puissants, les blancs du nord de la Bourgogne traduisent la typicité de leurs terroirs : minéralité, silex, notes crayeuses. Ce millésime classique, s’illustre par sa finesse et sa belle concentration. Certains vins, dotés d’une magnifique complexité et d’une structure parfaite, pourront attendre quelques années. Les vins rouges sont d’une couleur très profonde, dense, presque noir pour certains. Ils exhalent des arômes de fruits rouges, riches et intenses. Les tanins, mûrs et soyeux, leur confèrent une belle harmonie en bouche. 2012 s’annonce comme une valeur sûre.