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Jean-Claude Boisset



Echantillon de la Collection 2009 sur demande
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Contacts presse : 
Nathalie Bergès-Boisset & Véronique Destaing 
Tél. 03 80 62 61 61 - contact@actuelles.biz
Un élevage particulièrement long surtout pour les derniers villages blancs qui auront passé dix-neuf mois en cave ! D'ailleurs, les anciens préconisaient : "Deux hivers, gamin ! Le vin blanc doit passer deux hivers en cave". En effet cette longue période permet au vin d'être en quelque sorte 'vacciné' contre les outrages du temps. 

Depuis qu'il a pris en main la destinée des vins de la maison patronymique en 2002, Grégory Patriat, le viniculteur, a suivi la voie de la patience pour l'élevage, l'une des pistes les plus sûres  pour ciseler des vins tout en finesse, à la pureté si caractéristique du style de la maison.

Tous les blancs, du village au grand cru, bénéficient d'une attention scrupuleusement identique. Tout commence à la vigne. Les grappes sont cueillies à la main parmi la cinquantaine de parcelles sélectionnées qui composent la palette des appellations de 'la Côte' (de Nuits et Beaune), pour de la gamme Jean-Claude Boisset.

A la cuverie des Ursulines de Nuits-Saint-Georges, après tri manuel et long pressurage, le jus est entonné, sans débourbage, sur ses lies entières. Un moût brut, porteur d'une flore vivante, authentique reflet de la vigne et de son terroir. La longueur et la finesse de l'élevage vont permettre à cette matière première très riche en levures et bactéries d'évoluer naturellement vers un vin à forte personnalité.

Si 'Le vin se fait à la vigne', il se révèle en fût. Cette texture sur la 'fraîcheur' des vins JCB vient d'abord d'un dosage obsessionnel de la juste proportion de bois neuf pour le vinificateur car son rôle est crucial puisqu'il accompagne le vin pendant tout son élevage. Si le bois demeure indispensable il le veut quasi invisible en fin d'élevage pour sous-tendre le vin sans jamais le masquer : seulement 25% de fût neuf (chauffé longuement mais à basse température) et utilisation de fûts de grande contenance, des demi-muids de 450 litres, doubles tonneaux boisant moins. Ce type d'élevage n'arrondit pas les vins, au contraire, il les tend, les rallonge en bouche. A coup sûr l'élevage sous bois de l'avenir en Bourgogne ! 

Une fermentation alcoolique et une fermentation malolactique très longues dans des caves très fraîches (à 10 degrés) permettent au vin de s'auto-protèger contre l'oxydation. Jamais de batonnage pendant l'élevage quelque soit le millésime, dans le même esprit d'exalter la pureté originelle du vin sans l'alourdir. Pas de soutirage avant l'affinage final de deux à trois mois en cuve inox. Bien sûr aucun produit œnologique (levures, etc.) n'est utilisé. 

Les premières dégustations du millésime 2009 révèlent des vins dans la pureté et la minéralité : des degrés d'alcool potentiel naturel assez bas : entre 12° et 13,1°maximum grâce à une date de vendange précoce qui a permis de conserver la fraîcheur indispensable à ce millésime solaire. La voie de la patience, encore et toujours pour découvrir dans quelques mois l'Auxey-Duresses Les Crais, le Monthélie ou encore le Puligny-Montrachet Premier Cru La Garenne qui s'apprécient dans leur éclatante jeunesse ou dans vingt ans voire plus !